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mercredi 28 mai 2014

La STM monte dans le train de l’économie sociale


  

Le projet-pilote montréalais L’économie sociale, j’achète! est bien sur les rails. Voici que la Société de transport de Montréal (STM) s’ajoute au nombre des grandes institutions publiques montréalaises qui s’engagent à accroître l’achat de produits et services auprès des entreprises d’économie sociale.

« Comment ça se fait que vous ne faîtes pas partie du projet ? » En novembre dernier, la question de Jean LeChasseur, directeur général de Formétal, a piqué la curiosité des équipes d’approvisionnement et de développement durable de la STM. Approché pour répondre à un appel d’offre concernant un contrat de conception et de production de bacs de récupération, M. LeChasseur a saisi l’occasion pour sonder l’intérêt de la STM à se joindre au projet-pilote.

L’une des priorités du plan de développement durable 2020 de la STM étant de « s’approvisionner de façon responsable », sa question ne pouvait pas trouver d’oreilles plus attentives. Catherine Deveault, présente à cette rencontre, a pour mandat de contribuer à mettre en place ce type de pratiques d’approvisionnement, cohérentes avec les principes du développement durable à la STM. Avec ses collègues de l’équipe des approvisionnements le dossier du projet-pilote a cheminé à l’interne. Le 5 février dernier, le conseil d’administration confirmait que la STM allait de l’avant avec cette initiative faisant la promotion de l’achat auprès des entreprises d’économie sociale.
 
Convaincre à l’interne
 
Changer les pratiques d’achat n’est pas une mince affaire pour une organisation de la taille de la STM, qui compte plus de 9 000 employés. Toutefois, les choses évoluent dans la bonne direction. Déjà, une quarantaine d’employés de la chaîne d’approvisionnement du transporteur public ont été sensibilisé à l’économie sociale. Les acheteurs et les administrateurs de contrats ont pu notamment découvrir un échantillon de l’offre de ces entreprises présentée dans le Portfolio des entreprises participantes, développé dans le cadre du projet-pilote. Une réflexion s’amorce donc sur les pratiques à développer pour considérer davantage les recours aux biens et services des entreprises d’économie sociale.
 
À la STM, un défi important de ce nouvel engagement sera d’informer plus de gens à l’interne – et non seulement l’équipe des approvisionnements – pour que s’installe le réflexe de regarder du côté de l’économie sociale lorsque vient le temps de faire des achats.
 
Un atout dans le jeu des entreprises d’économie sociale
 
« L’arrivée des entreprises d’économie sociale, ça ajoute de la compétition et ça nous donne un choix plus large dans nos achats, analyse Sandra Simard, administrateur de contrats à la chaîne d’approvisionnement. On pourra faire affaire avec ces entreprises à condition, évidemment, de respecter la légalité de nos processus d’attribution de contrats. »
 
Certaines des ces entreprises d’économie sociale sont constituées à but non lucratif et peuvent bénéficier d’un atout non-négligeable puisque la loi permet à la STM de pouvoir passer des contrats de gré à gré avec elles. Ce type de contrat est avantageux, puisque les négociations peuvent se faire directement entre les représentants des deux parties. « Nous devons par contre nous assurer d’obtenir un prix juste par rapport à celui offert par le marché », précise Sandra Simard. « À offre égale, nous avons tout de même un certain avantage à faire affaire avec les entreprises d’économie sociale. »
 
Des contrats d’envergure?
 
Du côté des entreprises d’économie sociale, le défi consistera à être en mesure de répondre aux besoins d’un acteur économique important comme la STM. « Nos délais sont souvent serrés et nos appels d’offres sont majeurs, précise Mme Deveault. Les nouvelles entreprises avec qui nous ferons affaire devront avoir suffisamment d’expérience [pour se qualifier]. Pour les contrats de plus petite envergure, les entreprises devront démontrer, par leur savoir-faire, qu’elles peuvent répondre à nos besoins. »
 
Si l’on se fie au partenariat existant entre Formétal et la STM, les entreprises d’économie sociale peuvent espérer de futurs contrats. La STM a comme objectif, d’ici 2020, d’intégrer des critères de développement durable dans 90 % de ses appels d’offres. « Faire affaire avec les entreprises d’économie sociale est une façon de redonner à la collectivité, tout en faisant rouler l’économie montréalaise », souligne Mme Deveault.
 
 
Les wagons sont en place, ne reste plus maintenant qu’à démarrer le train!

 

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