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dimanche 20 octobre 2013

L'Accord de libre-échange Canada – Europe et le Nationalisme laiteux !


Le Canada vient de conclure un accord historique de libre-échange avec l'Union européenne (UE) à la suite de négociations entamées en 2009.

Selon le Canada et l'Union européenne, l'entente pourrait se traduire par une progression de 20 % de leurs échanges commerciaux, générant quelque 35 milliards de dollars d'activités économiques supplémentaires par année. Au pays, l'accord de libre-échange pourrait se traduire par la création d'environ 80 000 emplois,
En vertu de l'entente, il sera plus facile pour les entreprises canadiennes d'investir et de vendre dans les 28 pays de l'Union européenne, avec un marché de plus de 500 millions de consommateurs, et en contrepartie, les entreprises européennes pourront plus facilement faire des affaires au pays.

L'Accord économique et commercial global (AECG) en bref :

- Objectif : réduire les barrières au commerce, notamment en éliminant les droits de douane et en harmonisant la réglementation et les normes.
- L'accord couvre pratiquement tous les secteurs d'activité, autant les biens, les services que l'investissement.
- Le système de gestion de l'offre (les quotas de production) dans le domaine agricole est protégé.
- La reconnaissance des titres professionnels sera simplifiée et les employés qualifiés devraient plus facilement pouvoir travailler temporairement d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique
- L'entente permettra de réduire les droits de douane dans tous les domaines, de rationaliser la réglementation et de réduire les lourdeurs administratives qui freinent les échanges.

Un accord accueilli positivement à travers le Canada même au Québec

Le ministre des Finances du Québec, Nicolas Marceau, a déclaré vendredi que le Québec appuie l'entente de principe sur un Accord économique et commercial global, conclue vendredi entre le Canada et les 28 pays membres de l'Union européenne (UE).
 
Une entente que M. Marceau qualifie d'historique : « Il s'agit d'un accord majeur pour le Québec qui créera des milliers d'emplois et une hausse de nos exportations vers les 28 pays de l'Union européenne », a affirmé Nicolas Marceau. 
Parmi les bénéfices pour le Québec, tel qu'évalué par le gouvernement Marois, citons l'abolition des tarifs douaniers de l'Union européenne et du Canada sur les produits industriels, « dont 98 % des lignes tarifaires dès l'entrée en vigueur de l'accord », selon le gouvernement du Québec.
De plus, le gouvernement du Québec affirme avoir obtenu, du gouvernement fédéral, des garanties fermes pour les producteurs laitiers et de fromages du Québec.

Pour Nicolas Marceau, le Québec profitera de gains significatifs les secteurs suivants :
·         Aluminium - véhicules récréatifs - produits pétrochimiques et chimiques - bois sciés - maisons mobiles - pièces automobiles - équipements de télécommunications et de pointe en optique - produits alimentaires de transformation.

Les exclusions sont les suivantes :

·         santé et services sociaux – éducation - industries culturelles - affaires autochtones - achats stratégiques d'Hydro-Québec.

Presque tout le monde est content sauf le cartel du lait et du fromage
 
Des fabricants de fromages fins du Québec « craignent de ne pas pouvoir affronter la concurrence des producteurs de France, notamment, qui reçoivent une aide généreuse de l’État ». Voyez-vous, une industrie indirectement super-subventionnée qui accusent le potentiel concurrent de l’être. En effet, la politique canadienne de gestion de l'offre des produits laitiers est une forme déguisée de subventions. La seule différence avec l'Europe, c'est que les subventions ne proviennent pas directement de l'État mais des consommateurs qui paient les produits laitiers à des prix supérieurs aux cours sur les marchés mondiaux. Ca coûte une beurrée de manger du "bon fromage d'ici".
 
 
 
Il est évident qu'un accord de libre-échange de cette envergure ne peut être gagnant pour toutes les industries mais c’est une belle occasion pour l’industrie fromagère qui se sent menacée d’améliorer ses pratiques pour aller à la conquête de nouveaux marchés.
 
Une réforme en profondeur est nécessaire dans l'agriculture québécoise et canadienne. Ce qui est appelé  à inexorablement changer, c’est cette  agriculture en vase close, cette agriculture des quotas qui empêche le consommateur québécois d’avoir du bon fromage au meilleur rapport qualité/prix.

L’industrie fromagère québécoise est bien vautrée confortablement dans une sorte de protectionnisme agricole instrumentalisé. Nos producteurs sont tellement contents de vendre les « 400 fromages d’ici » au prix fort à 8 millions de Québécois, par les messages publicitaires du candide Benoit le Cancre, qu’ils ne réalisent pas l’opportunité que constitue l’accessibilité à un nouveau marché de 500 millions de consommateurs. Ont-ils peur d’aller jouer dans la cour des grands? C’est bien connu, les gens ont peur du changement. Ca va être bien difficile de changer les vieilles habitudes mais au bout du compte, c’est toute l’économie québécoise qui va bénéficier de cet accord historique qui nous offre plus de 500 millions de consommateurs sur un plateau d’or.

Au pire si l'Europe bombarde le Québec de ses fromages, le Québec arrosera l'Europe de sirop d'érable. L'Europe reste un marché encore peu exploré pour un produit fin 100% d'ici.
 
Je suis bien plus inquiet pour l’accès aux médicaments génériques

Jim Keon, président de l'Association canadienne du médicament générique (ACMG), affirme que l'entente ne rendra pas les médicaments génériques accessibles plus rapidement au Canada. Ces délais, soutient M. Keon, accroîtront les coûts liés à la santé pour les provinces, de même que pour les employeurs qui financent les régimes d'assurance-médicaments de leurs employés ainsi que pour les Canadiens qui paient de leur poche leurs médicaments.

Les Canadiens ont accepté de renforcer leurs normes de propriété intellectuelle, ce qui devrait avantager les entreprises pharmaceutiques européennes. Le premier ministre Stephen Harper, a reconnu que cette décision va alourdir la facture du système de santé canadien

En matière de libre échange entre économies de niveau de développement comparable, il y a beaucoup de gagnants et quelques perdants d’un bord comme de l’autre mais le résultat net est toujours positif.

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